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Domenica

A chacun sa route 5

30 Mai 2007 , Rédigé par Maria Cesare Publié dans #Nouvelles

ange-et-lyre.jpgA chacun sa route,épisode 5...

Et puis, les années ont passées. Tout doucement, les tâches quotidiennes, Elle les accomplissait
malgré tout mais son visage retait fermé à toutes
sensations dans une imperturbable indifférence.
Quelquefois, même, Elle semblait si lointaine......
J'ai cru pendant quelques temps, que les années faisaient leur oeuvre en estompant, un tant soit peu sa douleur ! Mais, hélas !...
Puis un jour, au cours de ma dixième année, un jeudi après-midi, alors que je regardais ma mère
tricoter, je sentis à nouveau son chagrin. Si petite que je fus, je vous assure que je comprenais et mesurais, à cet instant précis, la grandeur de sa détresse, qu'elle supportait, jour après jour, sans
mot dire. Plusieurs fois, je l'ai surprise, se cachant pour verser des torrents de larmes. Et ces
larmes semblaient ne vouloir jamais s'arrêter de
couler sur son visage si fatigué.
Quelques temps auparavant, mon père, croyant bien faire, décide d'avoir un autre enfant. Il est vrai
que la " thérapie " a marchée pendant tout le temps de la grossesse ! Comme si, pendant toute cette
période,elle avait été " ANESTHESIEE "! Ce petit qui ne demandait qu'à vivre avait réussi à endormir
un tant soit peu sa douleur. Mais, quelques mois après la naissance de ma peite soeur,( et oui ! comble de tout, le destin n'a pas voulu lui redonner un fils ) , le mal qui la rongeait sournoisement a brusquement refait surface avec d'autant plus de virulence qu'il n'en avait mis à " germer ".
Résultat: nouvelle descente AUX PORTES DE L'ENFER.
Les portes de l'enfer sont pour moi les " prémices" de la folie. Je me contenterai de dire ici que ce fut alors, un déferlement de crises, de passages en clinique spécialisée et de retour à la maison.
Pendant ce temps, nous ! les petits, " Les laissés pour compte ", nous devions nous débrouiller seuls. Je savais sans pouvoir le définir, que quelque chose de grave se passait là ! Dans la maison
et NOUS, nous devions rester sages. Que notre père avait bien trop à faire pour nous accorder la
moindre attention.
Quelques années ont passées et la vie reprenait, tant bien que mal le dessus. Notre mère aussi semblait reprendre ses esprits et puis un jour, je devais avoir douze ans, je l'ai de nouveau surprise, pleurant sur une lettre. Intriguée, je me suis glissée sous la grande table de la salle à
manger et j'ai attendu patiemment qu'elle range cette lettre. Ce qu'elle a fait rapidement en entendant arriver mon père. Sur le coup, je n'ai pas compris pourquoi elle agissait ainsi et dès que
je me suis retrouvée seule dans la pièce, j'ai couru vers le tiroir du grand buffet et j'ai subtilisé
la fameuse lettre que ma mère venait d'y déposer.
Je suis vite retournée à ma cachette, sous la table et là ! Que vois-je ? Une lettre de ce frère
dont j'entendais tant parler. Ce frère qui n'était plus là ! Et qui avait pourtant laissé un grand vide derrière Lui....Un vide immense....... à suivre.

Maria Cesare. Le 31 mai 2007

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la mouette 31/05/2007 22:46

bonsoir maria merci de ta visite .j'ai aussi une histoire étrange!!je prenais mon thé vers 16h les roses étaient là très belles,devant moije vais faire des courses, à mon retour vers17h elles étaient toutes sèches . le téléphone sonne ! mon beau père était décédé à 16h30.c'était un homme que j'adorais bon juste et c'est lui qui m'a donné l'amour d'un vrais père. les roses venaient de son jardin.son plaisir c'était de me couper des fleurs pour orner ma maison .il arrivait avec son bouquet lié avec une ficelle.alors voilà ! je me dis , ça a été sa façon de me dire adieu.je n'ai pas d'autres explications en 1h de temps des roses ne peuvent pas se dessécher comme ça! comme des fleurs sans eau depuis 1 mois.c'est lui le pépé jean, de mes boutures de roses.des bises

Michel 31/05/2007 13:19

Bonjour MariaMaitenant je commence à comprendre pour quel raison tu y crois tant. Bisous Frangine                                                                       Michel